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La Provence : “Adrexo veut grandir en devenant un modèle social”

La Provence : “Adrexo veut grandir en devenant un modèle social”
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L’entreprise aixoise devenue filiale du groupe Hopps entend aussi se diversifier.

Reprise à titre personnel par les entrepreneurs Éric Paumier, Frédéric Pons et Guillaume Salabert qui ont fondé le holding Hopps Group dont Adrexo est devenue filiale, l’entreprise aixoise spécialisée dans l’imprimé publicitaire veut devenir “une machine de guerre”.

Le propos est d’Hervé Estampes, ancien président de l’Afpa nommé avec Sandrine Préfaut à la tête d’Adrexo. Quand la première s’attache à dynamiser le média prospectus, le second a pour mission de mener à bien un volet social destiné “à revaloriser le travail des 18 000 salariés de l’entreprise”.
Un objectif au cœur du projet d’avenir, qui vise à rompre avec un passé social tumultueux émaillé de contentieux. “Ils ont affaibli l’entreprise et écorné son image de marque. Parce que le risque social a un coût il faut donc redresser la barre. C’est pour cela que je suis venu. Ma mission est de contribuer à la transformation de la société en renouant avec le dialogue social”, explique Hervé Estampes. “Un accord d’entreprise a été négocié et l’objectif est de fidéliser au maximum nos salariés en les formant et en leur ouvrant la possibilité d’effectuer de nouvelles taches et même, d’aborder de nouveaux métiers.”

Comment ? Dans un premier temps, la reprise d’Adrexo s’est accompagnée d’une négociation avec l’Urssaf quant aux litiges passés.
Celle-ci aboutie, le projet social s’est appuyé sur le constat que les salariés d’Adrexo travaillent de manière discontinue. D’où l’idée de généraliser le contrat de type CDI en ajoutant aux missions de livraison et de distribution d’imprimés publicitaires, d’autres activités comme la livraison de petits colis et surtout, des formations proposées sur le temps libre. “Nos salariés auront ainsi la possibilité de bâtir une carrière. Mais nous souhaitons aussi leur permettre de se former à autre chose s’ils le souhaitent, en participant au coût de la formation et dans le cadre de leur contrat”, poursuit Hervé Estampes. “Cela pour fidéliser car nous avons des difficultés à recruter, et pour changer notre image.”
L’ambition, dans une première étape à compter du 3 mai, est de cibler 300 jeunes des quartiers de Marseille. “La ville va devenir un laboratoire.”

 

Article rédigé par Jean-Luc Crozel et paru sur laprovence.com

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